L’hypnose ericksonienne n’est pas dangereuse pour une personne en bonne santé psychique. Vous restez conscient, vous entendez tout, et vous pouvez interrompre la séance à tout moment. Les effets indésirables rapportés sont rares et passagers. Le vrai point de vigilance tient au praticien : en France, hypnothérapeute n’est pas un titre protégé.
D’où vient l’idée que l’hypnose serait dangereuse ?
Presque toutes les peurs autour de l’hypnose viennent de la scène et du cinéma. Un spectacle fait aboyer des gens, les fait danser sans musique, leur fait « oublier » leur prénom. Ce registre repose sur trois choses : des volontaires choisis pour leur forte réceptivité à la suggestion, l’envie de jouer le jeu devant un public, et une mise en scène. Pas sur un état incontrôlable.
L’hypnose de cabinet fonctionne autrement. Ce n’est pas une prise de contrôle, mais une collaboration entre vous et moi, dans un état de concentration que tout le monde connaît : celui où l’on conduit sur une route familière et où l’on s’aperçoit qu’on n’a pas vu passer les dix derniers kilomètres. Vous n’étiez ni endormi, ni sous influence. Votre attention était simplement ailleurs.
L’hypnose comporte-t-elle des effets indésirables ?
Les travaux qui se sont penchés sur la question décrivent des effets indésirables peu fréquents et de faible intensité. Les plus souvent cités sont les suivants.
- Une fatigue légère après la séance, comparable à celle qui suit un long moment de concentration.
- Une remontée émotionnelle pendant le travail, quand on aborde un sujet sensible. C’est prévu, et on en parle sur place.
- Une sensation passagère de flottement au retour à l’état ordinaire, le temps de reprendre pied.
- Des maux de tête, plus rarement, qui se dissipent d’eux-mêmes.
Ces effets sont transitoires et se gèrent en séance. On prend le temps qu’il faut avant que vous repartiez, et je préfère que vous me disiez ce que vous ressentez plutôt que de le garder pour vous.
Peut-on rester bloqué en hypnose ?
Non. Je n’ai connaissance d’aucun cas documenté de personne restée « bloquée » en hypnose. Si une séance était interrompue en plein milieu — une alarme, un malaise du praticien —, vous en sortiriez de vous-même : soit en vous assoupissant quelques minutes, soit en rouvrant simplement les yeux. L’état hypnotique n’est pas un endroit fermé à clé.
Dans quels cas l’hypnose ne convient-elle pas ?
Il existe des situations où l’hypnose ne convient pas, ou demande d’être encadrée par un suivi médical. Dites-le-moi avant la séance : c’est le genre d’information qui change la façon de travailler, ou qui m’amène à vous orienter ailleurs.
- Troubles psychiatriques sévères. Ces situations relèvent d’un suivi médical spécialisé. Je n’interviens pas seul dans ce cadre.
- Épilepsie. À signaler en amont, et à évoquer avec votre médecin. Certaines techniques sont alors écartées.
- Très jeunes enfants. En dessous de 5 ou 6 ans, le déroulé habituel n’est pas adapté. D’autres formats existent.
- Consommation d’alcool ou de stupéfiants le jour même. La séance est reportée : le travail demande une attention disponible.
Un suivi médical ou psychologique en cours n’est pas une contre-indication. C’est simplement une information que j’ai besoin d’avoir, et qui n’empêche rien.
Gardez-vous le contrôle pendant la séance ?
C’est le point le plus important : pendant une séance d’hypnose ericksonienne, vous entendez tout et vous gardez la main. Vous savez ce qui se passe, vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux. Vous pouvez interrompre la séance quand vous le souhaitez, et refuser une suggestion qui ne vous convient pas. Beaucoup de personnes me disent en sortant qu’elles ont été surprises d’être restées aussi présentes.
L’hypnose ne donne accès à aucune zone secrète du cerveau. Elle favorise un état de disponibilité intérieure, assez proche d’une méditation guidée, dans lequel le travail de la séance a plus de prise. Rien de plus, rien de moins. Si le sujet vous intéresse, j’ai détaillé ce point dans un article consacré à la question : peut-on être manipulé sous hypnose.
Pourquoi le praticien compte plus que la technique
La vraie question n’est pas « l’hypnose est-elle dangereuse ? » mais « à qui vais-je m’adresser ? ». En France, l’hypnothérapie n’est pas une profession réglementée. Le titre n’est pas protégé, il n’existe pas de diplôme d’État, et rien n’empêche quelqu’un de s’installer après un stage de deux jours.
Une personne formée travaille à votre rythme, s’adapte à votre état, et ne cherche jamais à vous emmener là où vous ne voulez pas aller. Demandez la formation suivie, sa durée, le cadre de travail, les tarifs. Ce sont des questions légitimes, et un praticien sérieux y répond sans détour. J’ai rassemblé ces repères dans un article dédié : comment choisir un hypnothérapeute à Caen.
Je suis formé à l’INCTB, l’Institut Normand de Coaching et de Thérapies Brèves, et j’exerce seul depuis avril 2021 au cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen. Je ne suis pas professionnel de santé : mon activité est enregistrée sous le code APE 96.09Z, « autres services personnels ». Ce que je propose est un accompagnement, et chaque séance commence par un échange qui permet de définir ensemble ce sur quoi on va travailler.
Pour aller plus loin : les questions les plus fréquentes sur l’hypnose, les motifs de consultation, ou les pages consacrées au stress et à l’anxiété et aux phobies.
En pratique
En parler, au cabinet à Caen ou en visio
Cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, et en visio partout en Normandie et en France. Une séance dure environ 1 h : 95 € la première, 70 € les suivantes. Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h 30, le samedi de 8 h 30 à 15 h.
L’hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.

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