Grignoter devant les écrans ou au bureau : comment se défait un automatisme ?

Two armchairs around a small wooden table with lamps, plants, and bookshelves

Grignoter devant les écrans ou au bureau relève souvent de l’automatisme plus que de la faim. Le geste s’est collé à un lieu ou à une activité, et il se déclenche tout seul. Un automatisme se défait rarement par la force. Il se défait quand vous retrouvez le moment où vous pouvez choisir.

Le détail de l’accompagnement est sur la page les troubles alimentaires et le rapport au poids : l’accompagnement en hypnose à Caen.


Pourquoi la main va-t-elle au paquet sans que vous le décidiez ?

Vous lancez un épisode, vous vous installez dans le canapé, et le paquet de chips est déjà ouvert. Vous ne vous souvenez pas d’avoir décidé de le prendre. À la fin de l’épisode, il est vide, et vous n’avez presque rien senti.

C’est le propre d’un automatisme. À force de répéter un geste dans le même contexte, le contexte suffit à le déclencher. Le canapé appelle les chips, la réunion appelle les gâteaux de la salle de pause, et le trajet du retour appelle la boulangerie. Vous n’avez plus besoin de vouloir manger, car la situation s’en charge pour vous. Les déclencheurs les plus fréquents sont souvent très concrets :

  • L’écran du soir. Une série, un film ou le téléphone que vous faites défiler au lit s’accompagnent vite de quelque chose à grignoter.
  • Le café de 10 h. La pause s’est remplie d’une viennoiserie ou de biscuits, au point qu’une pause sans rien paraît incomplète.
  • Le bureau partagé. Le bol de bonbons d’un collègue ou les gâteaux d’un pot de départ offrent une occasion à chaque passage.
  • Les longues tâches. Devant un dossier difficile, la main cherche quelque chose à faire pendant que la tête travaille.

Est-ce de la gourmandise, de l’ennui ou autre chose ?

C’est un peu de tout cela, selon les moments. Il y a d’abord la gourmandise, qui n’a rien de honteux. Il y a aussi l’ennui, quand l’après-midi s’étire sur une tâche répétitive ou quand la soirée manque de relief. Le grignotage occupe alors le temps et donne du rythme à ce qui n’en a pas.

Il y a enfin la concentration. Beaucoup de personnes me disent qu’elles mangent davantage quand elles réfléchissent, comme si le geste les aidait à rester sur la tâche. Devant l’ordinateur, la main va au paquet pendant que les yeux restent sur l’écran.

Parfois, l’habitude recouvre aussi des compulsions alimentaires plus chargées, avec une tension qui pousse à manger vite et beaucoup. On touche alors à l’alimentation émotionnelle, et l’émotion compte autant que le geste. Dans ce cas, on regarde les deux. Mais très souvent, devant les écrans ou au bureau, il s’agit d’abord d’un geste qui s’est installé avec le temps et qui ne passe plus par la conscience.

Comment un automatisme se défait-il, concrètement ?

Un automatisme ne disparaît pas parce qu’on le déteste. Il change quand le moment de choix revient. Ce moment, c’est la petite seconde où vous remarquez votre main sur le paquet avant de l’avoir ouvert. Au début, vous le remarquerez sans doute après coup, quand le paquet sera déjà entamé. C’est déjà une étape, parce que le geste a cessé d’être invisible.

Un automatisme ne se combat pas de front. Il se défait quand vous retrouvez l’instant où vous pouvez choisir, même si, au début, vous choisissez encore le paquet.

Quelques pistes simples aident à faire revenir ce moment. Vous pouvez changer un détail du contexte, comme vous asseoir ailleurs ou ranger le paquet dans une autre pièce. Vous pouvez aussi donner une autre occupation à vos mains pendant l’épisode ou la réunion. Ces gestes ne règlent pas tout, mais ils desserrent le lien entre la situation et la nourriture.

La volonté seule s’épuise vite face à un geste répété si souvent. C’est pour cela que le travail sous hypnose s’intéresse à la partie de vous qui fait le geste, plutôt qu’à celle qui le regrette ensuite.

Ce que l’hypnose ne fait pas

L’hypnose ne vous programme pas. Je ne vais pas vous suggérer de trouver les chips répugnantes, ni vous imposer un comportement dont vous ne voulez pas. Vous restez conscient de ce qui se passe, vous entendez tout et vous gardez la main sur la séance.

Je ne vous annonce pas de délai ni de nombre de séances. Un automatisme ancien peut résister, revenir un soir de fatigue ou réapparaître pendant une période chargée au travail. Ce n’est pas un échec. C’est une information sur ce qui le nourrit encore, et on peut s’en servir.

Comment je travaille, à Caen

Je commence par vous demander de me raconter précisément une scène type. Je veux savoir où vous êtes, ce que vous regardez et ce que vous faites de vos mains. Ces détails comptent, car c’est là que l’automatisme se cache. Sous hypnose, on reprend cette scène au ralenti, pour que vous puissiez y repérer le moment où le geste démarre et y essayer une autre suite. Entre deux séances, espacées de quinze jours, trois semaines ou un mois, je vous propose parfois une petite observation à faire chez vous ou au bureau. Je reçois au cabinet Essentiel Therapy à Caen, ou en visio par Google Meet ou FaceTime.

Pour aller plus loin : l’accompagnement du rapport à l’alimentation à Caen et pourquoi la volonté ne suffit pas pour changer.


En pratique

En parler, au cabinet à Caen ou en visio

Cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, et en visio partout en Normandie et en France. Une séance dure environ 1 h : 95 € la première, 70 € les suivantes. Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h 30, le samedi de 8 h 30 à 15 h.

★★★★★ Note de 5,0 sur 5 — 242 avis Google

Article rédigé par Rudy Brunet, hypnothérapeute à Caen depuis avril 2021, formé à l’INCTB (Institut Normand de Coaching et de Thérapies Brèves).

L’hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.

Publié par Rudy BRUNET, Cabinet d’hypnotherapie - Caen

Hypnothérapeute à Caen, j'accompagne les adultes et les adolescents avec l'hypnose ericksonienne, la PNL et les thérapies brèves. Je travaille sur le stress et l'anxiété, le sommeil, la confiance en soi, les émotions qui débordent, les schémas qui se répètent, l'emprise et les relations difficiles, le tabac et les autres addictions. Chaque séance part de votre objectif. On regarde ensemble ce qui bloque, puis on avance à votre rythme, sans jugement. Je suis formé à l'INCTB, l'Institut Normand de Coaching et de Thérapies Brèves, et je reçois au cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, ou en visio. L'hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.