Beaucoup de personnes viennent me voir après des mois de nuits hachées, en ayant déjà tout essayé : les tisanes, les applications, se coucher plus tôt, se coucher plus tard. Ce sur quoi l’hypnose travaille, ce n’est pas le sommeil lui-même — il ne se commande pas —, c’est ce qui l’empêche de venir : l’état d’alerte du soir, les ruminations du coucher, l’événement qui se tient derrière.
Pourquoi le sommeil ne vient plus
Beaucoup de nuits difficiles ne s’expliquent pas par une cause organique. Elles viennent d’un état d’alerte qui ne redescend pas, d’un mental qui se met à tourner dès qu’on ferme les yeux, d’une vigilance qui empêche de relâcher. Le corps est fatigué, la tête ne suit pas.
Parfois il y a une anxiété en arrière-plan. Parfois une habitude de mauvais sommeil installée petit à petit, nuit après nuit. Parfois un événement de vie qui a bousculé les repères, et dont les nuits gardent la trace longtemps après.
À cela s’ajoute presque toujours un cercle : on redoute la nuit qui vient, on se couche en se demandant si ça va aller, et cette surveillance tient éveillé à elle seule. Plus on essaie de s’endormir, moins ça marche. Beaucoup de personnes que je reçois décrivent exactement cela, et c’est souvent par là qu’on commence.
Toutes les nuits difficiles ne se ressemblent pas
Mettre deux heures à s’endormir et se réveiller à trois heures du matin sans pouvoir se rendormir, ce n’est pas la même chose. Dans le premier cas, c’est souvent la journée qui n’a pas été déposée : elle continue de tourner au moment où l’on s’allonge. Dans le second, quelque chose réveille, et la tête se met en route avant même qu’on ait compris pourquoi.
Il existe aussi des nuits pleines mais qui ne reposent pas : on a dormi, le compte y est, et pourtant la journée démarre déjà fatiguée. Préciser lequel de ces cas vous concerne change la façon dont on aborde le travail, et c’est pour cela que le premier rendez-vous commence toujours par là.
Un cas fait exception : si vos nuits s’accompagnent de ronflements importants, de pauses respiratoires ou de douleurs, c’est un bilan médical qu’il faut demander en premier. Ce sont des causes physiques, et elles se vérifient.
Sur quoi travaille-t-on quand le sommeil ne vient pas ?
Le travail ne porte pas sur le sommeil lui-même, qui ne se décide pas, mais sur tout ce qui l’entoure :
- l’état d’alerte du soir, pour faire l’expérience d’un cran en dessous ;
- les boucles de pensées qui se déclenchent au moment du coucher ;
- l’appréhension de la nuit, qui s’installe parfois dès la fin d’après-midi ;
- ce qui se tient derrière : un stress, une anxiété, un événement précis ;
- les réveils de milieu de nuit et ce qui se met en route à ce moment-là ;
- des repères d’auto-hypnose à reprendre chez vous, le soir, sans moi.
Apaiser l’état d’alerte
Le temps d’une séance, le corps s’installe dans une détente profonde. C’est une expérience qu’on peut ensuite retrouver plus facilement, chez soi. L’intérêt n’est pas la séance en elle-même, mais le fait de vérifier que cet état vous est accessible.
Les ruminations du soir
On regarde les boucles de pensées nocturnes et ce qui les entretient. Souvent, la nuit est le seul moment de la journée où rien ne vient occuper l’esprit : tout ce qui a été mis de côté remonte d’un coup. Le travail vise à leur donner une autre place que celle du coucher.
Ce qu’il y a derrière
Si les nuits difficiles sont liées à un stress, à une anxiété ou à un événement précis, on peut travailler directement sur ce point-là plutôt que sur le sommeil seul. C’est souvent le chemin le plus direct — voir stress, anxiété et angoisses.
Je vous apprends aussi quelques repères d’auto-hypnose à pratiquer chez vous, le soir. L’idée n’est pas de vous forcer à dormir, mais de vous donner autre chose à faire que d’attendre le sommeil en le guettant.
Vous gardez le contrôle du début à la fin
Vous ne dormez pas pendant la séance et vous ne perdez pas votre volonté : vous entendez tout, vous pouvez parler, et vous restez capable de vous arrêter à tout moment. C’est souvent la première surprise des personnes qui viennent pour la première fois.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de l’ancienneté des nuits difficiles et de ce qu’il y a derrière. On fait le point au premier rendez-vous, puis on ajuste au fur et à mesure de ce qui bouge. Comptez environ 1 h par séance, 95 € la première et 70 € les suivantes.
Comment se passe un premier rendez-vous ?
On commence par un temps d’échange : à quoi ressemblent vos nuits, depuis quand, ce qui a changé à ce moment-là, ce que vous avez déjà essayé. Vient ensuite un premier travail en hypnose. Comptez environ 1 h. Au cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, ou en visio depuis chez vous.
S’il y a déjà un suivi médical ou psychologique en cours, cela ne vous empêche pas de venir. L’accompagnement se place à côté de ce suivi.
Pour aller plus loin : le détail de l’accompagnement sur la page sommeil et insomnie à Caen, les questions fréquentes sur l’hypnose, et l’ensemble des motifs de consultation.
En pratique
En parler, au cabinet à Caen ou en visio
Cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard, 14000 Caen. Séances aussi en visio, partout en Normandie et ailleurs. Comptez environ 1 h par séance. 95 € la première séance, 70 € les suivantes. Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h 30, le samedi de 8 h 30 à 15 h.
L’hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.
