Si vous culpabilisez de ne rien faire pendant votre arrêt, c’est souvent parce que votre valeur s’est longtemps mesurée à ce que vous produisiez. Quand l’activité s’arrête, cette mesure tourne à vide et se retourne contre vous. En hypnose, on travaille sur cette voix intérieure qui vous reproche de vous arrêter.
Le détail de l’accompagnement est sur la page le burn-out et l’épuisement professionnel : l’accompagnement en hypnose à Caen.
À quoi ressemblent ces journées, concrètement ?
Le matin, vous entendez les voitures des voisins partir au travail. Vous restez à la maison, et une petite phrase arrive très vite : « les autres bossent, et moi je suis là ». La journée démarre avec ce poids avant même d’avoir commencé.
Voici ce que les personnes que j’accompagne me racontent le plus souvent.
- Le besoin de se justifier. Vous rangez la maison de fond en comble pour pouvoir dire que vous avez fait quelque chose.
- La peur de croiser quelqu’un. Vous évitez le supermarché aux heures où un collègue pourrait s’y trouver, comme si faire vos courses était une faute.
- Le téléphone professionnel. Vous lisez les messages de l’équipe « juste pour savoir », et vous culpabilisez encore plus de ne pas répondre.
- Le repos qui ne repose pas. Vous vous asseyez pour lire, et la culpabilité vous empêche de suivre une seule page.
Ces journées sont fatigantes d’une manière particulière. Vous ne faites rien de visible, et pourtant la fatigue est là le soir. C’est souvent parce que la tête, elle, n’a pas arrêté une seconde.
D’où vient cette culpabilité ?
Beaucoup de personnes en arrêt ont été, pendant des années, celles sur qui l’on pouvait compter. Elles restaient tard, reprenaient les dossiers des autres et disaient oui. Cette façon de faire a souvent été valorisée, au travail comme en famille.
Le jour où tout s’arrête, cette image de vous-même n’a plus d’appui. Une partie de vous continue à exiger des résultats, comme si rien n’avait changé. Elle ne cherche pas à vous nuire. Elle applique simplement une règle apprise il y a longtemps, qui pourrait se résumer ainsi : « je vaux ce que je fais ».
Le regard des autres joue aussi. Une remarque d’un proche, même maladroite, peut suffire à réveiller la honte pendant plusieurs jours. L’article Burn-out : pourquoi le repos seul ne suffit pas ? explique pourquoi le repos, à lui seul, ne change pas ce terrain. Ici, on regarde la culpabilité au quotidien, heure par heure.
Il y a aussi la comparaison. Vous pensez aux collègues qui tiennent, à ceux qui ont repris vos dossiers ou à ceux qui ne se sont jamais arrêtés. Cette comparaison est rarement juste, parce que vous voyez leur façade alors que vous connaissez votre fatigue de l’intérieur.
Culpabiliser de ne rien faire, c’est encore travailler. Votre esprit continue de produire des reproches, des justifications et des comptes à rendre. C’est cette activité invisible qui se travaille en séance.
Ce qui se travaille en séance, à Caen
On commence par repérer les moments précis où la culpabilité arrive. Il peut s’agir du départ des voisins, d’un message de l’équipe ou d’une question d’un proche. On regarde aussi la phrase intérieure qui l’accompagne, parce qu’elle est souvent très ancienne et très courte.
Sous hypnose ericksonienne, je vous propose de rencontrer autrement cette partie exigeante de vous. Elle a voulu vous protéger, et on peut l’aider à trouver une autre façon de le faire. Avec des outils issus de la PNL et des thérapies brèves, on travaille aussi le droit de passer une journée sans avoir à la justifier.
Les séances se font au cabinet à Caen ou en visio, et durent environ 1 h. Je laisse en général quinze jours, trois semaines ou un mois entre deux séances. Le déroulé et les tarifs sont présentés sur la page qui détaille les séances et leurs tarifs.
Un repère simple à essayer chez vous
Le soir, notez trois choses que vous avez faites dans la journée, même minuscules. Il peut s’agir d’un café bu au soleil, d’un appel à une amie ou d’une sieste. Le but n’est pas de prouver que vous avez été utile. Il s’agit d’habituer votre regard à voir autre chose que ce qui manque.
Si la phrase « ce n’est rien, ça » arrive pendant que vous écrivez, notez-la aussi, à côté. Vous verrez peut-être revenir souvent la même. C’est une information précieuse pour le travail en séance.
Ce que l’hypnose ne fait pas
L’hypnose ne décide pas de la durée de votre arrêt, ni du moment où vous reprendrez. Ces décisions ne m’appartiennent pas. Elle ne fait pas non plus disparaître les contraintes réelles, comme les questions d’argent ou la relation avec votre employeur.
Je ne peux pas vous dire quand la culpabilité se fera plus discrète, parce que cela dépend de votre histoire. Ce que l’on cherche ensemble, c’est que cette période redevienne un temps qui vous appartient, et non une faute à rattraper.
Questions fréquentes
Puis-je venir en séance pendant mon arrêt de travail ?
Oui, beaucoup de personnes viennent pendant cette période. Les séances peuvent aussi se faire en visio, par Google Meet ou FaceTime sur iPhone, depuis chez vous. Vous choisissez la formule qui vous demande le moins d’effort.
Est-ce que je dois parler de mon travail en séance ?
Seulement si vous le souhaitez. On peut travailler sur la culpabilité sans revenir sur chaque épisode difficile. Vous gardez la main sur ce que vous racontez, et je m’adapte à ce qui vous paraît utile.
Pour aller plus loin : Je n’arrive plus à ouvrir ma boîte mail sans avoir le cœur qui s’accélère : pourquoi ?, J’ai peur de retourner au travail et de retomber : comment préparer la reprise ? et Burn-out : pourquoi le repos seul ne suffit pas ?.
En pratique
En parler, au cabinet à Caen ou en visio
Cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, et en visio partout en Normandie et en France. Une séance dure environ 1 h : 95 € la première, 70 € les suivantes. Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h 30, le samedi de 8 h 30 à 15 h.
Article rédigé par Rudy Brunet, hypnothérapeute à Caen depuis avril 2021, formé à l’INCTB (Institut Normand de Coaching et de Thérapies Brèves).
L’hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.
