Entrer dans une pièce sans que le cœur s’emballe, passer un appel sans le repousser trois fois, cesser de guetter la prochaine montée. C’est pour ça qu’on vient me voir. En séance, on travaille sur l’alarme qui se déclenche sans danger réel, sur les pensées qui l’entretiennent et sur les situations qui la réveillent.
Pourquoi l’anxiété ne s’arrête pas sur commande
L’anxiété est au départ une réaction utile : face à un danger, le corps se met en alerte. Le problème commence quand cette alarme se déclenche alors qu’il n’y a rien à fuir. Dans un ascenseur, avant une réunion, devant un écran, le corps vit une urgence qui n’existe pas.
Cette réaction est automatique. Elle ne passe pas par le raisonnement, et c’est pour cette raison que se répéter « je n’ai aucune raison de paniquer » ne change presque rien. La volonté consciente n’éteint pas une alarme qui se déclenche ailleurs. C’est exactement à ce niveau-là que l’hypnose travaille : celui des réflexes installés, pas celui des arguments.
Deuxième mécanisme : l’anxiété se nourrit d’elle-même. On redoute la prochaine crise, on guette les signes, et cette surveillance produit exactement ce qu’elle cherche à éviter. Beaucoup de personnes que je reçois ne viennent pas seulement pour l’anxiété, mais pour la peur d’avoir peur. C’est un point sur lequel on avance souvent vite.
Sur quoi l’hypnose travaille-t-elle concrètement ?
Voici ce qu’on regarde ensemble, dans l’ordre où cela vient généralement :
- l’état d’alerte du corps, pour installer l’expérience d’un cran en dessous ;
- les phrases qui tournent en fond, du type « je ne suis pas en sécurité » ou « je ne vais pas y arriver » ;
- les situations qui déclenchent la montée, abordées progressivement, à votre rythme ;
- l’anticipation, c’est-à-dire tout ce qui se joue avant l’événement redouté ;
- des repères d’auto-hypnose que vous pouvez reprendre seul, entre les rendez-vous.
Redescendre d’un cran
Une séance installe un état de détente profonde. Beaucoup de personnes décrivent une sensation de calme inhabituelle après coup. L’intérêt n’est pas la séance en elle-même : c’est la preuve, par l’expérience, que l’état d’alerte peut baisser. Une fois qu’on l’a vécu, il devient plus facile de le retrouver.
Les idées qui entretiennent l’anxiété
Ces phrases se sont souvent installées très tôt, et elles ne se discutent plus. On les repère d’abord, parce qu’elles sont rarement conscientes, puis on travaille dessus pour qu’elles cessent d’avoir le dernier mot.
Les situations déclencheuses
Quand l’anxiété est accrochée à des situations précises, on peut les aborder une à une, en imagination d’abord, pour qu’elles pèsent moins lourd. Rien n’est forcé : vous gardez la main sur le rythme du travail.
Vous gardez le contrôle du début à la fin
Vous ne dormez pas et vous ne perdez pas votre volonté : vous entendez tout, vous pouvez parler, et vous restez capable de vous arrêter à tout moment. C’est souvent la première surprise des personnes qui viennent pour la première fois, et c’est ce qui rend le travail confortable.
Le rythme, lui, dépend de chaque personne et de l’ancienneté de ce qui vous amène. On en parle dès le premier rendez-vous, et on ajuste ensuite selon ce qui bouge.
Dans quelles situations vient-on me voir ?
En pratique, je reçois beaucoup de personnes pour de l’anxiété diffuse, celle qui n’a pas d’objet précis et qui accompagne la journée entière. Viennent ensuite l’anxiété en société, le trac avant une prise de parole ou un examen, et les angoisses accrochées à un événement identifié : une séparation, un déménagement, un changement de poste, un départ en retraite.
Certaines personnes arrivent parce que le sommeil s’est dégradé — cela se travaille aussi, voir troubles du sommeil —, d’autres parce que le corps a commencé à parler : gorge serrée, ventre noué, tensions qui ne lâchent pas. Le point commun, c’est presque toujours une alerte qui ne redescend plus.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de l’ancienneté de l’anxiété, de son contexte et de ce que vous en avez déjà travaillé. On fait le point au premier rendez-vous, puis on ajuste selon ce qui bouge. Comptez environ 1 h par séance, 95 € la première et 70 € les suivantes.
Comment se passe un premier rendez-vous ?
On commence par un temps d’échange : ce que vous vivez, depuis quand, dans quelles circonstances, et ce que vous attendez de l’accompagnement. Vient ensuite un premier travail en hypnose, qui dure une partie de la séance. Comptez environ 1 h en tout. Les séances ont lieu au cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, ou en visio.
S’il y a déjà un suivi médical ou psychologique en cours, cela ne vous empêche pas de venir. L’accompagnement se place à côté de ce suivi.
Pour aller plus loin : le détail de l’accompagnement sur la page stress et anxiété à Caen, les questions fréquentes sur l’hypnose, et l’ensemble des motifs de consultation.
En pratique
En parler, au cabinet à Caen ou en visio
Cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard, 14000 Caen. Séances aussi en visio, partout en Normandie et ailleurs. Comptez environ 1 h par séance. 95 € la première séance, 70 € les suivantes. Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h 30, le samedi de 8 h 30 à 15 h.
L’hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.
