La peur de conduire sur l’autoroute ou sur le périphérique arrive rarement de nulle part. Vous conduisez sans souci en ville, puis la bretelle d’accès approche et vos mains se crispent sur le volant. En hypnose, on travaille sur ce moment précis où la route devient menaçante.
Le détail de l’accompagnement est sur la page les phobies et les peurs : l’accompagnement en hypnose à Caen.
À quoi ressemble cette peur, concrètement ?
Les personnes que j’accompagne la décrivent avec des mots très proches. La conduite en ville se passe bien, et les petites routes de campagne aussi. Puis il faut prendre le périphérique de Caen pour rejoindre une zone commerciale, ou l’A13 pour monter vers Paris, et quelque chose se bloque.
- Le détour systématique. Vous rallongez vos trajets de vingt minutes pour éviter l’échangeur, et vous trouvez toujours une bonne raison de le faire.
- La voie de droite. Vous restez derrière les camions, parce que doubler vous paraît impossible.
- L’insertion. La bretelle d’accès est le pire moment, avec la sensation que les voitures arrivent beaucoup trop vite.
- Les mains et le souffle. Vous serrez le volant, vous retenez votre respiration, et vous arrivez épuisé alors que le trajet était court.
Certaines personnes ne conduisent plus du tout sur voie rapide. D’autres le font encore, mais seulement avec un proche à côté d’elles ou aux heures creuses. Il n’existe pas de petite ou de grande peur. Ce qui compte, c’est la place qu’elle prend dans votre vie et dans vos déplacements.
Qu’est-ce qui entretient la peur au volant ?
Souvent, tout part d’un moment précis. Un camion vous a frôlé, vous avez raté une sortie, ou vous avez vécu un jour de grande fatigue où vous avez senti que vous ne maîtrisiez plus rien. Parfois, il n’y a aucun souvenir particulier, et la peur s’est installée petit à petit, au fil des années.
Ensuite, l’évitement prend le relais. Chaque fois que vous contournez l’autoroute, vous ressentez un soulagement. Ce soulagement est réel, mais il apprend aussi à votre esprit que la voie rapide était bien dangereuse. Le trajet suivant paraît alors un peu plus difficile que le précédent.
Il y a aussi l’anticipation. La veille d’un trajet, vous imaginez déjà l’insertion, la file de gauche et le bouchon au niveau d’un échangeur. Quand vous montez enfin dans la voiture, vous avez déjà vécu le trajet dix fois dans votre tête, et toujours dans sa pire version.
La peur de conduire sur voie rapide ne dit rien de vos compétences de conducteur. La plupart des personnes concernées conduisent depuis des années sans le moindre accident. Elle dit surtout quelque chose de la façon dont votre esprit a classé ce type de route.
Ce qui se travaille en séance
J’utilise l’hypnose ericksonienne, la PNL et les thérapies brèves. On commence par reconstituer un trajet précis : l’endroit où la tension monte, les pensées qui tournent et ce que vous faites pour tenir. Ce point de départ concret compte beaucoup, parce que la peur ne se loge pas sur « l’autoroute » en général. Elle se loge sur des moments bien identifiés, comme l’insertion ou le dépassement.
Sous hypnose, on revient ensuite sur ce qui a pu installer l’alerte, quand c’est utile. Je vous propose aussi de parcourir le trajet en imagination, à votre rythme, depuis une position confortable. Vous entendez tout et vous gardez la main à tout moment. L’idée est que votre esprit fasse l’expérience d’une autre façon de vivre ces moments, avant de les retrouver sur la route.
J’aborde les peurs plus largement dans l’article Hypnose et phobies : travailler sur une peur irrationnelle à Caen. Si vous vous demandez comment se déroule une séance et ce qu’elle coûte, tout est détaillé sur la page des séances et des tarifs.
Un repère simple à essayer chez vous
Choisissez un trajet court sur une portion que vous connaissez, à une heure calme. Avant de démarrer, restez assis quelques instants moteur éteint et prenez trois respirations lentes en sentant le siège sous vous. Pendant le trajet, gardez votre attention sur le contact de vos mains avec le volant. Si la tension monte trop, prenez la prochaine sortie et laissez passer le moment.
Ce repère ne remplace pas un travail de fond, et il ne convient pas à tout le monde de la même façon. Il vous permet simplement d’observer ce qui se passe en vous, sans vous forcer.
Ce que l’hypnose ne fait pas
L’hypnose ne remplace pas des heures de conduite avec un moniteur si vous n’avez pas pris le volant depuis longtemps. Dans ce cas, quelques leçons peuvent très bien compléter le travail en séance. Elle ne vous transformera pas non plus en conducteur qui adore les longs trajets sur autoroute.
Je ne peux pas vous dire à l’avance combien de temps il faudra, parce que cela dépend de votre histoire avec la route. Ce que l’on cherche ensemble, c’est que le périphérique redevienne un trajet comme un autre, que vous choisissez de prendre ou non.
Comment je travaille, à Caen
Les séances ont lieu au cabinet Essentiel Therapy, place Pierre Bouchard à Caen, ou en visio, par Google Meet ou FaceTime sur iPhone. Je laisse en général quinze jours, trois semaines ou un mois entre deux séances. Ce temps vous permet de reprendre quelques trajets et d’observer ce qui bouge.
Questions fréquentes
Faut-il avoir conduit récemment pour venir en séance ?
Ce n’est pas nécessaire. Certaines personnes que j’accompagne n’ont plus pris la voie rapide depuis des années. On part de là où vous en êtes, sans vous demander de faire un trajet avant de vous sentir prêt.
Est-ce la même chose que la peur de l’avion ?
Le mécanisme se ressemble souvent, avec la même sensation de ne plus rien contrôler. La différence est qu’au volant, vous êtes aux commandes, et cela change la manière de travailler. J’en parle dans l’article sur la peur de l’avion.
Pour aller plus loin : Peur du dentiste et rendez-vous repoussés, Je ne peux pas prendre l’ascenseur et Hypnose et phobies : travailler sur une peur irrationnelle à Caen.
En pratique
En parler, au cabinet à Caen ou en visio
Cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, et en visio partout en Normandie et en France. Une séance dure environ 1 h : 95 € la première, 70 € les suivantes. Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h 30, le samedi de 8 h 30 à 15 h.
Article rédigé par Rudy Brunet, hypnothérapeute à Caen depuis avril 2021, formé à l’INCTB (Institut Normand de Coaching et de Thérapies Brèves).
L’hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.
