Vous avez une idée, vous la trouvez juste, et vous la gardez pour vous. Dix minutes plus tard, un collègue dit à peu près la même chose et elle est bien reçue. Ce scénario est très courant. En hypnose, on travaille sur les quelques secondes où vous renoncez à parler.
Le détail de l’accompagnement est sur la page la confiance en soi : l’accompagnement en hypnose à Caen.
Que se passe-t-il au moment où vous vous taisez ?
Tout se joue très vite. Une pensée arrive, vous ouvrez presque la bouche, puis une petite voix intérieure prend le relais. Elle vous dit que ce n’est pas le bon moment, que quelqu’un l’a sûrement déjà pensé, ou que vous risquez de mal le formuler. Le temps de peser le pour et le contre, la discussion est passée à autre chose.
Ce n’est pas un manque d’idées. Les personnes que j’accompagne sur ce sujet ont souvent beaucoup à dire, et elles le disent très bien à la machine à café ou en tête-à-tête. C’est le cadre de la réunion qui change tout. Il y a plusieurs regards en même temps, parfois un responsable, et le sentiment que chaque phrase sera jugée.
Le corps suit le mouvement. Le cœur accélère un peu, la voix paraît moins sûre dans votre tête, et les mains cherchent quelque chose à faire. Ces sensations sont désagréables, alors le silence devient la solution la plus simple sur le moment.
À quoi cela ressemble, concrètement ?
Voici ce que l’on me raconte le plus souvent au cabinet.
- La phrase répétée dans la tête. Vous préparez votre intervention mentalement, vous la corrigez trois fois, et le sujet est clos avant que vous soyez prêt.
- Le soulagement à la fin. La réunion se termine, vous n’avez rien dit, et vous ressentez à la fois du soulagement et de l’agacement contre vous-même.
- La visio qui n’arrange rien. Le micro coupé devient un abri confortable, et le réactiver demande un effort qui paraît énorme.
- Le rattrapage par mail. Vous envoyez votre idée par écrit après coup, parce que l’écrit vous paraît moins exposé.
Certaines personnes vivent cela dans toutes les réunions. D’autres le vivent seulement quand un supérieur est présent, ou quand le groupe dépasse cinq ou six personnes. Repérer ce qui déclenche le blocage est déjà une information précieuse.
Le silence en réunion n’est pas un défaut de caractère. C’est une stratégie de protection qui a appris à se mettre en route très vite. Elle a sans doute été utile à un moment de votre vie, et c’est justement parce qu’elle s’est apprise qu’elle peut se travailler.
Pourquoi ce silence s’entretient-il ?
Chaque fois que vous vous taisez, la tension retombe immédiatement. Votre esprit retient une leçon simple : se taire, c’est se sentir mieux. La fois suivante, le réflexe se déclenche encore plus tôt. Le silence se renforce ainsi tout seul, sans que vous l’ayez décidé.
En parallèle, vous ne vous donnez jamais l’occasion de vérifier que parler se passe plutôt bien. La peur reste donc intacte, puisqu’elle n’est jamais confrontée à la réalité. C’est un mécanisme que l’on retrouve souvent dans la timidité, et plus largement dans le manque de confiance en soi.
Il y a souvent une histoire derrière ce silence. Cela peut être une remarque moqueuse à l’école quand vous avez lu à voix haute, un exposé raté ou un environnement familial où il valait mieux ne pas se faire remarquer. Ce souvenir n’est pas toujours conscient, mais il continue de donner le tempo.
Ce qui se travaille en séance
On commence par reconstituer une réunion précise. Je vous demande où vous êtes assis, qui parle, à quel moment l’envie de prendre la parole arrive et ce qui la fait reculer. Plus ce moment est décrit finement, plus le travail sous hypnose est ajusté à votre situation.
L’hypnose ericksonienne permet ensuite de revisiter cette scène dans un état de calme et de concentration. Vous pouvez y retrouver des moments où vous parliez avec aisance, avec un ami ou dans un domaine que vous maîtrisez, et laisser cette aisance s’associer à la salle de réunion. Avec la PNL, on peut installer un repère discret, comme un geste ou une respiration, que vous retrouverez sur place. Les thérapies brèves apportent l’idée des petits pas : on ne vise pas un grand discours, on vise une première phrase.
Le déroulé d’une séance et les questions pratiques sont détaillés dans la FAQ sur l’hypnose à Caen.
Un repère simple à essayer à la prochaine réunion
Avant la réunion, choisissez une seule phrase courte que vous pourriez dire. Il peut s’agir d’une question, d’un accord avec un collègue ou d’une précision. Essayez de la dire dans les dix premières minutes, avant que la tension ait eu le temps de monter. Après la réunion, notez simplement ce qui s’est passé, sans vous juger. Si la phrase n’est pas sortie, notez le moment où elle s’est arrêtée. Cette observation servira en séance.
Questions fréquentes
Est-ce de la timidité ou un manque de confiance en soi ?
C’est souvent un peu des deux. La timidité touche surtout le regard des autres, tandis que le manque de confiance touche l’idée que vous vous faites de vos capacités. En séance, on regarde ce qui pèse le plus dans votre cas, parce que l’on ne travaille pas tout à fait de la même façon.
Est-ce que l’on peut travailler sur ce sujet en visio ?
Oui. Beaucoup de réunions se tiennent aujourd’hui en visio, et travailler depuis chez vous peut même être pertinent. Les séances se font par Google Meet ou FaceTime, aux mêmes tarifs et conditions qu’au cabinet.
Pour aller plus loin : Je me compare tout le temps aux autres, J’ai l’impression d’être un imposteur au travail et Manque de confiance en soi : ce que l’hypnose peut travailler.
En pratique
En parler, au cabinet à Caen ou en visio
Cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, et en visio partout en Normandie et en France. Une séance dure environ 1 h : 95 € la première, 70 € les suivantes. Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h 30, le samedi de 8 h 30 à 15 h.
Article rédigé par Rudy Brunet, hypnothérapeute à Caen depuis avril 2021, formé à l’INCTB (Institut Normand de Coaching et de Thérapies Brèves).
L’hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.
