Il n’y a pas de produit, pas de substance, rien qu’on avale ou qu’on fume. Et pourtant le comportement revient, il prend de la place, il coûte de l’argent, du temps, parfois des relations. Écrans et réseaux sociaux, jeux d’argent, achats compulsifs, pornographie, travail, sport : un geste qu’on répète malgré ses conséquences, et qu’on n’arrive plus à arrêter quand on le décide, peut prendre cette forme-là.
Sans produit, mais pas sans mécanique
La boucle se ressemble d’un comportement à l’autre : le geste apporte un soulagement ou un plaisir immédiat, et il s’installe comme une réponse à un besoin. Avec le temps, il en faut un peu plus, un peu plus souvent, et le comportement finit par échapper à la décision consciente.
Derrière cette boucle, il y a presque toujours autre chose : un vide, une douleur émotionnelle, un stress qui dure, une difficulté à rester simplement là, dans l’instant. Le comportement est une tentative de réponse à quelque chose qu’on n’arrive pas à nommer autrement. C’est ce que les mots « sans produit » changent en apparence seulement : l’objet diffère, la mécanique non.
Écrans et réseaux sociaux
C’est sans doute la forme la plus répandue aujourd’hui. Elle se reconnaît à la difficulté à décrocher, à la vérification compulsive du téléphone, à la comparaison permanente avec les autres. Derrière, on retrouve souvent un besoin de stimulation, une façon d’échapper à l’ennui ou à l’anxiété, une recherche de reconnaissance. Le travail consiste à identifier ce besoin et à construire une relation plus tranquille au numérique.
Jeux d’argent
Le jeu d’argent touche directement les finances et les relations, ce qui le rend particulièrement lourd à porter. Il s’appuie souvent sur des croyances trompeuses : le sentiment de maîtriser le hasard, l’illusion de la « bonne série », la conviction qu’on va se refaire. En séance, on travaille sur ces croyances, sur l’impulsivité et sur ce que le jeu vient combler.
Achats compulsifs
Acheter pour se soulager, puis regretter, puis recommencer. Le soulagement dure quelques minutes, la culpabilité beaucoup plus longtemps. Là encore, on cherche ce que l’achat vient apaiser, et on travaille sur le moment précis où l’envie devient irrépressible.
Ce qu’on regarde en séance
L’hypnose ericksonienne ne vient pas arracher un comportement de force. Elle travaille à un autre endroit :
- Chercher le besoin réel que le comportement essaie de satisfaire
- Repérer les déclencheurs : situations, émotions, contextes, horaires
- Explorer d’autres réponses possibles à ces déclencheurs
- Travailler sur l’impulsivité et sur la capacité à différer
- Regarder les croyances qui entretiennent la répétition
Chaque situation est différente, et le rythme aussi. On fait le point ensemble au premier rendez-vous. Comptez environ 1 h par séance, 95 € la première et 70 € les suivantes.
Et les addictions avec produit ?
Tabac, alcool, autres substances : ce n’est pas le sujet de cet article, mais c’est bien celui de la page dédiée du cabinet, qui reprend l’ensemble du sujet.
→ Addictions : l’accompagnement en hypnose à Caen
Comment ça se passe au cabinet à Caen
Je reçois au cabinet Essentiel Therapy, 8 place Pierre Bouchard à Caen, ou en visio. J’exerce seul, avec une approche non directive et sans jugement. Je pars de ce que vous vivez et de ce que le comportement vous apporte, et on avance à partir de là.
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L’hypnose est un accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.
